Hydratation bio : bilan et comparatif produits (hiver 2013) :

Hello tout le monde !

Me voici de retour, prête à vous proposer mon petit bilan hydratation et comparatif produits bio de cet hiver…

Je vais donc vous présenter les produits que j’ai pu tester Les produits de soins testés(et peut-être même approuver) mais avant cela, j’aimerais rappeler brièvement l’intérêt d’hydrater sa peau…

Pourquoi faut-il hydrater sa peau ?

Tout d’abord, il faut savoir que notre peau est un organe vivant à part entière et qu’elle est notre première barrière protectrice contre un environnement extérieur plus ou moins agressif. Elle a donc un rôle d’échange et de protection et est indispensable à notre bonne santé. Toute irritation, fragilisation ou désintégration de sa barrière protectrice – la couche cornée – fragilise donc l’ensemble de ces échanges et peut amener des problèmes en la rendant par exemple, perméable aux pollutions et sujette aux allergies. Bref, si la peau est affaiblie, l’organisme aussi risque d’être plus vulnérable.

L’hydratation de la peau vise donc à renforcer cette couche cornée ainsi que l’ensemble de la peau.

De plus, la peau perd régulièrement et systématiquement de l’eau (par transpiration et évaporation), elle a donc besoin de préserver son capital.
C’est là que l’hydratation par le biais d’un soin, fera la différence. En effet, un soin sera efficace grâce aux agents filmogènes et/ou émollients qui évitent l’évaporation de l’eau et aux agents humectants qui retiennent l’eau au sein de la cellule de l’épiderme. Une crème hydratante va donc permettre de conserver au maximum l’eau dans les tissus en renforçant la barrière protectrice et en retenant l’eau dans les tissus et apportera éventuellement aussi d’autres actifs (selon le produit : vitamines C, E, A, minéraux, molécules et substances actives, ex : aloé véra, miel, argiles, huiles essentielles, eaux florales, acides de fruits, extraits de plantes (liste non exhaustive)) .

Ainsi, une bonne crème devrait contenir à la fois des agents filmogènes et humectants.

Par ailleurs, une peau bien hydratée va conserver son capital jeunesse plus longtemps et luttera contre l’apparition précoce des rides. Une peau hydratée sera lisse, ferme et tonique, rose et repulpée ; bref vous aurez bonne mine !

Il ne faut cependant pas oublier que pour avoir une belle peau bien hydratée, il faut avant tout un apport quotidien et régulier d’eau de boisson (au moins 1,5L par jour, si possible faiblement minéralisée) ! A noter également, l’importance d’un apport suffisant en lipides et acides gras de bonne qualité c’est-à-dire en acides gras insaturés ; mono et poly-insaturés (huiles végétales vierges et crues contenant omega9, omega3, poissons dit « bleus »…), indispensables à la bonne qualité des tissus !

Quoi qu’il en soit, maintenant vous êtes briefé/e !

De mon côté par le passé, j’avais surtout l’habitude d’utiliser directement de très bonnes huiles végétales (macadamia, sésame, avocat mais aussi olive, cire liquide de jojoba etc…) pour protéger ma peau. Ça lui profitait pleinement ; elle était souple et nourrie mais je trouvais qu’il lui manquait un petit quelque chose… Eh bien oui, vous l’aurez compris, il manquait l’action des agents humectants à ces huiles pures puisqu’elles ne contiennent que des agents filmogènes / émollients ! 
Du coup, même si je les utilise encore parfois en complément, j’hydrate désormais ma peau à l’aide des crèmes de soin bio appropriées et j’ai réellement constaté une amélioration depuis, surtout au niveau des zones fragiles et sensibles…

Passons maintenant au comparatif produits.

A titre d’information, j’ai une peau mixte à grasse avec tendance aux imperfections.

Les produits que je vais maintenant vous présenter seront donc « évalués » à partir de ce critère. A vous d’adapter cette lecture à votre type de peau et à ses besoins !

Cet hiver, j’ai donc essayé 3 produits bio différents :

–          La crème nourrissante hypoallergénique visage et corps mon petit BIO’ – SO’BIO étic (100ml),

–          La crème de jour pour peaux sèches et sensibles COSLYS (50ml),

–          Le cérat des Alpes d’ALPADERM (50ml).

Produits et texturesLa texture de ces produits va de la plus fluide à la plus épaisse et le prix, du plus abordable au plus cher (les choses sont bien faites !).

1)      La crème nourrissante mon petit BIO’ – SO’BIO étic :

Type d’utilisation : quotidienne ou en crème de nuit, pour le visage et le corps, pour petit ou grand bébé !

Quelques ingrédients intéressants : aloé vera, miel, huile de noyaux d’abricot et de tournesol…Crème nourrissante mon petit BIO'

Points positifs :

–          Très nourrissante,

–          Texture fluide et agréable,

–          Une petite quantité de produit suffit,

–          Peut servir pour le corps et pour le visage,

–          Economique (pour 100ml).

Points négatifs :

–          L’odeur sans parfum, fait plutôt penser à quelque chose qui se mange (et vu ses ingrédients, ça n’est pas très surprenant),

–          Peut laisser un léger film gras sur la peau (dans mon cas).

   

2)      La crème de jour pour peaux sèches et sensibles COSLYS :

Type d’utilisation : parfaite en quotidienne et avant le maquillage.

Crème de jour COSLYSQuelques ingrédients intéressants : eaux florales (camomille, reine des prés), huile de noyaux d’abricot, extrait de rose, karité…

Points positifs :

–          L’odeur fraîche, fleurie, discrète et agréable,

–          La texture fondante et légère,

–          La qualité de l’hydratation,

–          Donne de l’éclat au teint,

–          Facilite l’application du maquillage du teint,

–          Flacon pratique.

Points négatifs :

–          La pompe fournit trop de produit d’un seul coup ce qui surcharge la peau et donne une texture masque désagréable et impropre au maquillage du teint (en cas de surcharge (uniquement), cette crème fait alors des petits résidus qui ressemblent à de la peau morte !).

 

3)      Le cérat des Alpes d’ALPADERM :

Type d’utilisation : en masque, crème de nuit, pour réparer la peau, en cas de grand froid ou d’activité en plein air.

Cérat des Alpes ALPADERMQuelques ingrédients intéressants : huiles végétales de jojoba, onagre, bourrache, extrait de lys blanc, calendula, karité, huiles essentielles, eaux florales et eau minérale des Alpes…

Points positifs :

–          Qualité des ingrédients et bonne tolérance,

–          Effet très nourrissant, très protecteur et hydratant,

–          Odeur gourmande mais très discrète,

–          Une toute petite quantité de produit suffit.

Points négatifs :

–          La texture très épaisse est un peu lourde,

–          L’odeur disparaît presque instantanément,

–          Le design et le packaging,

–          Les huiles essentielles finissent par se séparer de la crème et coulent en premier,

–          Le prix élevé !

 

Conclusion :

La révélation de ce comparatif produits est pour moi la crème de jour pour peaux sèches et sensibles COSLYS (même si j’ai la peau mixte, c’est ma chouchoute)…
Mais dans l’ensemble, j’ai vraiment été satisfaite par tous ces produits et j’adapte leur utilisation en fonction de mes activités ou des besoins de ma peau… Bref, je vous les recommande !

Devant : ma chouchoute

J’espère que ce bilan hydratation et ce comparatif produits vont ont plu et qu’ils vous aideront à trouver le ou les produit/s adapté/s à votre peau et à votre budget (et sinon, vous pouvez toujours fabriquer vos cosmétiques vous-même *) !

Et vous ? Prenez-vous le temps d’hydrater correctement votre peau ? J’attends vos témoignages et remarques à ce sujet et vous dis à très bientôt !

 

 

Si vous cherchez ces produits, vous les trouverez *ici !

 

 

PS : merci aux sites Meilleurs Produits Bio / Bio à la Une qui m’ont permis de tester les deux derniers produits et de participer à l’élection des meilleurs produits bio en tant que membre du jury (les résultats devraient être communiqués courant avril).

 

 

 

Green business ou greenwashing ? …Comprendre les labels BIO.

A partir d’aujourd’hui, je vais tenter de vous présenter le plus clairement possible, les différents labels et certifications bio.

Je vais faire cela en plusieurs parties ; la première concernera les organismes et labels de cosmétiques bio français (et pas seulement…), puis viendra le label allemand (pays pionnier en matière de cosmétiques biologiques) et d’autres labels internationaux, du moins européens…

J’ai fait des choix et effectué des priorités pour vous présenter ceux qui me semblent les plus présents sur le marché français actuel et que vous rencontrerez fréquemment et ceux qui se développeront probablement dans les prochaines années… Il y a beaucoup à dire sur le sujet !

……………………………

Vous l’avez probablement constaté depuis maintenant plusieurs années, le nombre de produits et de gammes biologiques ne cesse d’augmenter. C’est vrai dans bien des domaines et tout particulièrement pour les cosmétiques !
Bref, le BIO a le vent en poupe comme dirait l’autre !
Et pour reprendre l’allégorie, certaines marques n’hésitent pas à surfer sur la vague du bio pour reverdir leur image de marque, être dans l’air du temps tout en augmentant, au passage, leur chiffre d’affaire (greenwashing) !
Pour les autres, depuis longtemps ou moins longtemps impliquées dans la cosmétologie bio, elles respectent une charte rigoureuse, mettent en place de véritables actions durables et ont un réel soucis de transparence… C’est ce que nous verrons ensemble.

logos bio comment s'y retrouver

1)     EN FRANCE :

– C’est ECOCERT, organisme de certification reconnu par les pouvoirs publics qui s’occupe de la certification cosmétique écologique et biologique depuis fin 2002 (en savoir plus sur Ecocert ici).

Vous devez donc voir apparaître sur un produit cosmétique soit disant bio, la seule garantie et preuve suivante : cosmétique écologique et biologique certifié par Ecocert SAS – BP 47 – 32600 L’Isle Jourdain.
Les fabricants éco certifiés sont contrôlés deux fois par an par un auditeur Ecocert indépendant.

– L’association à but non lucrative française COSMEBIO est née d’un groupe de travail entre Ecocert – dont on vient de parler – et un groupe de responsables d’entreprises cosmétiques à l’issue d’un travail d’élaboration d’un cahier des charges débuté en 2000 (ce dernier a été déposé auprès du Ministère de l’Industrie et du Commerce à l’automne 2002 ainsi qu’un référentiel). Aujourd’hui, l’association COSMEBIO regroupe quelques 390 adhérents (fournisseurs, laboratoires cosmétiques, distributeurs, fabricants etc…).

La charte COSMEBIO (du même nom) définit le cahier des charges suivant :

–         Pour les produits : sélection des ingrédients naturels ou d’origine naturelle et biologiques (garantis sans OGM, sans matières issues de la pétrochimie, sans parfum ni colorant de synthèse, sans silicone et glycols), sélection des procédés de transformation et de fabrication non polluants.

–         Pour les personnes : mise sur le marché des produits cosmétiques dans le respect et pour le bien-être des consommateurs, information exhaustive et transparence sur l’ensemble de la filière jusqu’au produit fini (étiquetage avec affichage des % d’ingrédients naturels et biologiques, traduction de la liste INCI, etc…).

–         Pour l’environnement : respect de la vie en général (produits non testés sur les animaux et matière premières animales interdites), mesures spécifiques dans le cadre du respect de l’environnement (emballages recyclables et non polluants, tri sélectif, contrôles des étapes de fabrication et de conditionnement pour garantir la traçabilité et la vérification du respect et de la protection de l’environnement…)

–         Pour l’économie et la société : développement durable, commerce équitable…



Il existe 2 labels COSMEBIO pour 2 niveaux de certifications croissants :

–         Le label ECO (écologique),

–         Le label BIO (écologique et biologique).

Attention, on labellise des produits cosmétiques, pas des marques. Une même société peut vendre des produits labellisés Cosmébio mais aussi des produits non labellisés – bref rester vigilant et ne pas se fier uniquement à la marque !

Pour commencer, voici ce que garantit le label ECO :

  • Au minimum : 95% d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle,
  • Au minimum : 50% des ingrédients végétaux sont issus de l’Agriculture Biologique,
  • Au minimum : 5% de l’ensemble des ingrédients sont issus de l’Agriculture Biologique.

NB : Les produits cosmétiques comportent souvent 50 à 80% d’eau par définition non certifiable donc non bio – à prendre en considération ! Il y a une tolérance de 5% d’ingrédients de synthèse choisis parmi une liste restrictive comme la soude (indispensable pour la fabrication des savons) et plusieurs conservateurs.

Voici de son côté, ce que garantit le label BIO :

  • Au minimum : 95% d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle,
  • Au minimum : 95% des ingrédients végétaux sont issus de l’Agriculture Biologique,
  • Au minimum : 10% de l’ensemble des ingrédients sont issus de l’Agriculture Biologique.

NB : Même chose ici ; les produits cosmétiques comportent souvent 50 à 80% d’eau par définition non certifiable donc non bio – à prendre en considération ! Il y a une tolérance de 5% d’ingrédients de synthèse choisis parmi une liste restrictive comme la soude (indispensable pour la fabrication des savons) et plusieurs conservateurs.

Pour comparer aisément ces deux labels :

Pour en savoir plus voir ici et .


Autre association, autre label et niveau de certification croissant :

Nature & Progrès / Nature & Progrès cosmétique Bio-écologique.
Il s’agit d’une association « loi 1901 » qui regroupe depuis 1964 des producteurs agricoles, des fabricants cosmétiques et des consommateurs et son but est de proposer des produits qui respectent les lois de la nature, en utilisant le moins possible des produits de synthèse. Dès 1998, l’association est la première à avoir fixé un référentiel biologique sur le marché français des produits cosmétiques et savons bio. L’association est également présente en Belgique depuis 1976.

Pour obtenir ce label, les fabricants s’engagent à respecter un cahier des charges très strict, le plus exigeant de sa catégorie puisque 100% des composants végétaux doivent être bio et qu’au minimum 70% des gammes de la marque doivent être labellisés Nature & Progrès. De plus, l’entreprise doit adhérer à la Charte générale de Nature & Progrès concernant les enjeux environnementaux, sociaux, économiques et humains.
Les produits cosmétiques sont issus de matières premières obtenues en ayant recours à des procédés physiques ou chimiques simples, sans molécules, parfums ni colorants de synthèse.

Moyens, procédés et produits interdits (non exhaustif) : les ingrédients d’origine pétrochimique, les OGM, les colorants, solvants, huiles et graisses, parfums de synthèse, les parabènes et autres conservateurs de synthèse (ex diméthicone, oxyde d’éthylène, esters de glycol et dérivés de glycol, nonyl-phénol, polymères type alkylacrylates, siloxane…) – seuls quelques conservateurs obtenus par réaction chimiques sont autorisés faute d’alternative naturelle, les matières premières d’origines animales (sauf si produites par l’animal ex : miel, lait, œuf…) et les tests sur les animaux.

Garanties : les extraits végétaux biologiques sont certifiés AB/Demeter/Nature&Progrès, les récoltes de plantes sauvages doivent être effectuées en dehors de toute pollution de voisinage, les conservateurs non toxiques et d’origine naturelle sont privilégiés, les transformations autorisés : procédés mécaniques : broyage, centrifugation, pression à froid,  procédés chimiques et physiques simples : distillation à la vapeur d’eau, macérations…(non dénaturation des matières premières et de leurs propriétés), si employés dans la formule, les tensioactifs utilisés sont obtenus par réactions simples et sont biodégradables (alcool cétyl-stéarique, APG, Cocobétaïne (si toutefois l’obtention de la partie bétaïne est conforme), cocoyl glutamate, esters d’acides aminés végétaux, esters d’alcool gras et lécithine bio sans ogm).


Pour ma part, j’affectionne tout particulièrement les produits Nature&Progrès et je les utilise aussi souvent que possible (quotidiennement sous la douche par exemple !)…

……………………………

Voici donc l’état des lieux actuel des labels et certifications pour les cosmétiques biologiques en France, du moins à la date de création de cet article (octobre 2012). Des mises à jour seront probablement apportées à ce contenu avec l’avancée des critères, des techniques et des attentes des consommateurs responsables…

J’ai bien conscience que cette première partie, à elle seule, est déjà assez « indigeste » même si j’ai vraiment voulu simplifier, clarifier et organiser le propos du mieux possible.

……………………………

Je vous propose quand même un petit plus :

Au même titre que les cosmétiques, les instituts de beauté, spas, centres de thalasso/balnéo surfent également sur la vague bio et souhaitent répondre à une demande croissante de soins de qualités biologiques et écologiques.
Là encore, bien souvent, les revendications bio, naturelle, écolo de ces enseignes ne sont pas justifiées.
Ecocert a donc décidé de créer un référentiel global exigeant, dédié aux spas engagés dans une démarche environnementale.

Le Label BEING est ainsi le seul à garantir des prestations de service de qualité contrôlées selon des critères environnementaux, une gestion écologique du site ainsi que l’utilisation de cosmétiques biologiques ou écologiques et d’autres produits durables (alimentaires, textiles, parfums d’ambiance, détergents, etc.). Il s’adresse aux établissements de soins et de bien-être que sont les spas urbains –  » day spas  » -, les hôtels spas, les centres de balnéothérapie/ thalassothérapie et les instituts de beauté proposant des soins spa.

Garanties : des engagements environnementaux et sociaux précis sur :

  • une offre de produits biologiques et écologiques

Les exigences portent sur les cosmétiques proposés à la vente et pour les soins, les collations offertes ou vendues, les détergents, les textiles et les parfums d’ambiance : sont imposés une certification biologique ou écologique, un minimum de références, la traçabilité et la communication sur les produits ;

  • des prestations de services de qualité, contrôlées et respectant des critères environnementaux, sociaux, d’hygiène et de sécurité

Des garanties sont exigées concernant la compétence du personnel, les protocoles de soin imposant notamment un minimum de cosmétiques biologiques ou écologiques, la traçabilité des soins pratiqués, le confort et l’évaluation du bien-être global de la clientèle ;

  • Une bonne gestion des ressources, des déchets et des rejets

Chaque établissement doit avoir mis en place un management environnemental concernant la gestion des ressources en eau et énergie, la réduction et le traitement des déchets et rejets, la gestion des bassins et piscines, les opérations de blanchisserie, la maintenance des équipements. L’ensemble de ces critères complète les exigences de la règlementation que doivent respecter les établissements en matière d’environnement, d’hygiène, de sécurité et de droit social.

Pour en savoir plus sur les deux niveaux de labellisation et le Prix « Excellence Jury Award », etc… visitez leur site.


Autre info, ça bouge aussi dans le monde de la coiffure. Pour en savoir plus, consultez directement cette page.

……………………………


Labels et certifications de l’agriculture biologique.

 

Vous vous demandez peut-être pourquoi je tiens à vous présenter rapidement les labels de l’agriculture biologique française ?

Eh bien tout simplement parce que la beauté et la santé sont intimement liées !

Je pourrais vous faire croire qu’il suffit d’acheter un produit de qualité biologique et de l’utiliser quotidiennement pour que des changements extraordinaires se produisent !

Certes ces produits à eux seuls vous feraient du bien et vous mettraient en valeur mais vous ne seriez jamais aussi belle que si votre alimentation était équilibrée, saine et bio et vous apportait tous ses bienfaits directement de l’intérieur.

Pensez-vous vraiment pouvoir obtenir un teint frais et lumineux, une peau lisse, pleine de santé et douce, des cheveux forts et brillants, peu ou pas de cernes sous les yeux, etc… en continuant à manger des aliments transformés, dénaturés et traités chimiquement ou modifiés génétiquement, pauvres en vitamines et minéraux assimilables, trop riches en graisses saturés, pauvres en fibres, à boire une eau de très mauvaise qualité (type eau du robinet) ou des sodas, etc ?…

Libre à vous ! Mais en mon âme et conscience, je vous invite à réfléchir sérieusement et à vous poser quelques questions à ce sujet si tel est le cas…

En résumé, la beauté « intérieure » se reflète dans la beauté extérieure (et c’est également valable pour les pensées et émotions émises, la philosophie de vie…).

Donc pour bien manger et être belle de l’intérieur, je vous propose de nouveau, une présentation  des différents labels bio français de denrées alimentaires.

 

–         Le plus connu : le Label AB pour agriculture biologique qui est reconnu par le ministère de l’agriculture :

Il répond à un cahier des charges précis qui permet d’édifier les règles de certification. Cette dernière est là encore, soumise et effectuée par l’organisme de contrôle et de certification Ecocert selon les règlements applicables* (ou par Agrocert, Certipaq, Qualité France, et SGS-ICS selon http://agriculture.gouv.fr/l-agriculture-biologique) : *Règlement (CE) N°834/2007 et ses Règlements d’application (CE) 889/2008 et 1235/2008 ; Cahiers des charges nationaux ou privés approuvés par les Etats membres.Logo certification AB

L’agriculture biologique est un système de production agricole, basé sur la gestion rationnelle de la fraction du sol, dans le respect des cycles biologiques et de l’environnement.
Elle tient compte des connaissances en écologie, pour une production de qualité, équilibrée, plus autonome, plus économe et non polluante.
L’agriculture biologique constitue un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques culturale et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l’emploi d’intrants. De plus, ce mode de production spécifique permet d’obtenir des produits aux qualités nutritionnelles démontrées.

La marque AB est une marque collective de certification, d’usage volontaire et propriété du ministère de l’agriculture.
Elle identifie les produits d’origine agricole destinés à l’alimentation humaine ou à l’alimentation animale qui respectent, depuis le producteur jusqu’au consommateur, la réglementation et le contrôle bio tels qu’ils sont appliqués en France, ainsi que de fortes exigences de traçabilité.
Pour obtenir le label AB comme le logo européen, une   denrée alimentaire doit être composée d’au   moins 95% d’ingrédients de l’agriculture biologique le reste étant   composé de produits non disponibles en bio en quantité suffisante (ex : produits   exotiques, certaines épices…) et doit comporter le nom et/ou le numéro   d’agrément de l’organisme certificateur.

Pour tout savoir sur l’agriculture bio en France : voir ici et ses bénéfices : ici
Et sur la fédération nationale d’agriculture biologique : .

NB : Vous pourrez également retrouver ce logo sur les huiles essentielles françaises et européennes.

 

–         Le label européen visible en France :

Le logo européen « agriculture biologique » a pour objet d’aider les consommateurs à repérer les produits biologiques. Sa présence sur l’étiquetage assure le respect du règlement sur l’agriculture biologique de l’Union euroLogo bio certification européennepéenne. Le logo européen, auparavant facultatif, est devenu obligatoire depuis le 1er juillet 2010 sur les nouveaux étiquetages des produits alimentaires préemballés. Il reste facultatif pour les produits importés. Dans tous les cas où il est utilisé, doivent figurer à proximité, l’indication du lieu de production des matières premières agricoles composant le produit sous la forme : «Agriculture UE», «Agriculture non UE» ou « Agriculture UE/non UE », avec la possibilité de mentionner le pays, ainsi que le numéro de code de l’organisme certificateur.
Les logos nationaux et privés peuvent toujours être utilisés en sus.

Ses règlements d’application s’appliquent aux :

  • Produits agricoles vivants ou non transformés (végétaux – dont les algues marines – cultivés et issus de cueillette sauvage, levures, certains animaux d’aquaculture et d’élevage),
  • Produits agricoles transformés destinés à l’alimentation humaine,
  • Aliments pour les animaux concernés par la certification,
  • Semences et matériel de reproduction végétative utilisés aux fins de culture.

Les produits :
– contiennent au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique,
– sont donc conformes aux règles du système officiel de contrôle et de certification*,
portent le nom du producteur, du préparateur ou du distributeur et le nom ou le code de l’organisme de certification.

 

Les deux certifications et labels exposés ci-dessus posent donc les bases de l’agriculture biologique.

Mais on peut aller plus loin dans les critères et c’est ce qu’ont choisi de faire certains acteurs de la bio…

 

–         Le label Bio cohérence :

Logo Bio Cohérence

Moins connu et moins courant à l’heure d’aujourd’hui, le cahier des charges Bio Cohérence reprend les bases établies par la réglementation bio européenne vues précédemment et y ajoute des améliorations (il est donc impératif d’être déjà certifié sur la base du règlement européen par les organismes certificateurs habituels). Il reprend les pratiques d’élevage françaises qui avaient cours jusqu’au 1er janvier 2009 et introduit des règles spécifiques visant une cohérence renforcée comme par exemple :

  • la non-mixité des fermes (qui ne peuvent accueillir des productions biologiques et conventionnelles),
  • l’alimentation 100% bio des animaux (une alimentation d’ailleurs majoritairement produite sur la ferme afin de minimiser l’impact environnemental mais également la dépendance des producteurs à des fournisseurs extérieurs),
  • le refus catégorique des contaminations OGM (dès le seul de détection de 0,1%),
  • une liste des procédés de transformation qui ne dénaturent pas le produit,
  • la possibilité d’un étiquetage local…

En détail ici et la charte .

Intéressant à consulter, le tableau comparatif entre les grands critères de la règlementation européenne en agriculture biologique et ceux du cahier des charges Bio Cohérence : ici.

Pastille Bio Coherence

Les opérateurs ayant respecté les 3 niveaux d’engagement de la marque (règlement européen, cahier des charges, et engagement dans une dynamique de progrès) pourront apposer, avec l’autorisation du comité de marque, la pastille Bio Cohérence sur leurs produits qui leur permettra d’être facilement reconnus.

–         Le Label Nature&Progrès :

Logo Nature&Progres

On retrouve ici l’association de consommateurs et de professionnels Nature&Progrès, vue précédemment dans la partie sur les labels cosmétiques bio, qui défend :

–         Une agriculture biologique respectueuse des hommes, des animaux, des plantes et de la planète,

–         Une agriculture biologique bio diversifiée, seule capable de satisfaire le plaisir des saveurs et de garantir la santé,

–         Une agriculture biologique qui préserve le tissu rural et le métier de paysan en le revalorisant,

–         Une agriculture biologique qui soutient les savoir-faire et les semences paysannes,

–         Une agriculture biologique, éthique et rigoureuse, sans complaisance avec l’économie de marché.

“A Nature & Progrès, les paysans n’exploitent pas la terre, ils la cultivent !”

Dans son souci d’une agriculture cohérente, Nature & Progrès attribue sa mention de façon globale à la fois à partir de cahiers des charges techniques mais également en fonction d’une charte, prenant en compte les aspects environnementaux, sociaux et économiques. Cette charte a pour toile de fond un projet de société basé sur des relations de convivialité et de proximité entre les hommes et leur milieu : une société humaniste, écologique et alternative.

Pour prendre connaissance en détail de la charte Nature&Progrès aller ici.

NB : A l’heure actuelle et à ma connaissance, vous ne trouverez les produits de qualité Nature&Progrès qu’en magasins spécialisés et biologiques ou sur des sites Internet de vente à distance de produits biologiques.

 

–         Le label Demeter :

Logo demeter

Ici, le mode d’agriculture biologique va plus loin encore ; il s’agit de l’agriculture biodynamique. Elle  existe depuis 1924. Elle a pour but de soigner la Terre, régénérer les sols, et favoriser l’intégration au sein d’un même domaine agricole, animaux d’élevage et cultures. L’agriculture biodynamique est une agriculture biologique, avec des conceptions et des pratiques spécifiques : la conception de la ferme comme un organisme agricole intégrant la flore et la faune sauvage et reconstituant un paysage riche et diversifié.

 « L’agriculture biodynamique est une agriculture assurant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux Hommes. Elle se base sur une profonde compréhension des lois du « vivant » acquise par une vision qualitative/globale de la nature. Elle considère que la nature est actuellement tellement dégradée qu’elle n’est plus capable de se guérir elle-même et qu’il est nécessaire de redonner au sol sa vitalité féconde indispensable à la santé des plantes, des animaux et des Hommes grâce à des procédés thérapeutiques » Jean-Michel Florin, coordinateur du MABD.

Ses missions sont donc :

  • de soigner la terre et de conserver la fertilité des sols,
  • de régénérer, façonner et entretenir les paysages,
  • de fournir aux êtres humains une alimentation de qualité qui nourrisse corps, âme et esprit,
  • de développer l’approche du vivant et comprendre le rôle du paysan envers la nature, les végétaux et les animaux,
  • d’ouvrir de nouvelles perspectives sociales sur les fermes : lier producteurs et consommateurs (en y incluant les commerçants), lier le citoyen à la terre (partenariat ville-campagne),
  • la fabrication, l’utilisation et la dynamisation de préparations biodynamiques,
  • la prise en compte des influences de la périphérie cosmique (lune, soleil, planètes, …)

En savoir plus sur l’agriculture biodynamique ici et/ou et la brochure ici.

NB : A l’heure actuelle et à ma connaissance, vous ne trouverez les produits de qualité Demeter qu’en magasins spécialisés et biologiques ou sur des sites Internet de vente à distance de produits biologiques.

 

……………………………

 

 Pour conclure cette première partie même s’il y a encore à dire notamment sur les produits d’entretien, les textiles etc… je préfère vous proposer ce visuel récapitulatif très complet qui classe les labels par ordre de qualité et de crédibilité « les bons labels et les truands » :

Les bons labels et les truands

 

……………………………

 

Avant de passer à la deuxième partie concernant les labels cosmétiques qui existent chez nos voisins européens, je vous propose de faire une pause, histoire de se familiariser avec cette première partie entièrement consacrée à la France, déjà bien dense.
Je vous fournirai entre temps, des articles un peu plus « légers » et « fun » avant de reprendre l’artillerie lourde !

PS : si vous souhaitez que je développe plus en détails certaines parties ou que je traite aussi les produits d’entretien ou les textiles par exemple, je vous invite à me laisser un commentaire à ce sujet…

A bon entendeur…

 

 

Article complété le 16/10/12 puis le 26/10/12.